" …quand j'aurai 110 ans, chez moi, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant "
" Il (Hokusaï) couvrit le bas d'une immense bande de papier d'une teinte d'indigo, et par
ses élèves se fit apporter des coqs. Il plongea alors leurs pattes dans la couleur pourpre,
les fit courir sur la teinte bleue, et le prince étonné eut l'illusion de voir la rivière Tatsuta,
avec ses rapides, charriant des feuilles d'érables. "
in Hokusaï, par Henri-Charles BAATSCH
HAÏKUS
Poètes japonais du XVIIème
Pluie sur l'herbe.
Traces du passage
du char de fête.
Givre sur les traces
du balai et sotetsu *
ah la froidure
(*) arbre ressemblant à un petit paletuvier
Attendant printemps
à la glace sont mêlés
débris et déchets
Dans mes carnets de voyage
les nuages
laissent des traces.
Raymond Guy Leblanc
(Haïku et francophonie canadienne)
Un chaton tout blanc
marque un grand tapis de neige
de ses pas prudents.
Sur le ciment frais
éclôt la patte d'un chat
petit trèfle creux.
Les traces d'un cerf
la neige dans la forêt
tombe à pas de loup.
Salle des pas perdus
des voyageurs ne restent
que des empreintes
Au matin la lumière et les bruits
deviennent différents ;
dehors c'est l'émerveillement que l'on connut enfant.
Les pattes des oiseaux tracent leur alphabet.
Oiseaux derrière la fenêtre.
sur la buée du carreau
L'empreintre des moustaches du chat.
Un crochet le nez
Un point rouge pour les lèvres
Deux lignes les yeux
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